Déploiement de fibres optiques dans le désert

Déploiement de fibres optiques dans le désert

10 juin 2020 Non Par Alain

Déploiement de fibres optiques dans le désert pour apporter aux oasis une connectivité Ethernet de qualité

OneWeb, l’un des projets qui devait apporter cette connectivité par le déploiement de 648 satellites basse altitude, vient de se déclarer en faillite avec un passif de 2,1 milliards de $. C’est un échec qui suit ceux d’Iridium, GlobalStar, Orbcomm et Teledesic. En outre l’encombrement de l’espace par ces grappes de satellites commence à être mal vu du public et la sécurité de ces communications mise en question.

Une autre solution peut être envisageable, plus ou moins dérivée de ce que l’on fait en mer avec les navires câbliers ou des pratiques de missiles antichars filoguidés, c’est le déploiement de fibres optiques dans le désert par dirigeable.

On déposerait, à basse altitude et faible vitesse, la fibre sur le sol, sans se soucier de sa protection, sauf en quelques points particuliers : A l’approche de l’oasis, elle pourrait être enterrée avec une charrue et, à l’intersection de pistes ou de routes où on pourrait la faire passer soit au-dessus de la route avec deux poteaux, soit l’enterrer.

Naturellement à ce stade, on ne peut donner que des ordres de grandeur. Supposons que la fibre protégée pèse 100 grammes du mètre. Avec 20 tonnes on couvre 200km, de quoi relier une oasis à un site télécom. Cela tombe bien, car si on se donne un affaiblissement de 40 dB avec une fibre à 0,2dB/km, cela fait aussi 200km sans répéteur. On peut donc relier par des tronçons de 200km des oasis entre elles ou à des routes mieux équipées.

Si on prend la NATAC qui est en principe faite pour transporter en hybride des containers de 30 tonnes aux environs de 100 à 130km/heure, on pourrait concevoir une nacelle de pilotage comprenant le poste de pilotage et le rochet de fibre. La machine s’allégerait pendant le vol en fonction de la fibre consommée et du carburant consommé, mais on pourrait la surgonfler un peu en hélium pour qu’elle puisse décoller plus lentement et lâcher progressivement ce gaz pour qu’elle ne devienne pas trop légère. On doit pouvoir ramener sa vitesse sol vers 50km/h. En transport normal on évite de lâcher de l’hélium parce que ce gaz est cher, mais vu la valeur ajoutée d’un réseau de fibres optiques, dans cette utilisation ce n’est pas un problème, on rajouterait 1€ par mètre au coût du réseau.

La NATAC est équipée d’un système de contrôle de pression qui permet de faire varier le volume de 33% pour monter en altitude. On doit pouvoir faire raisonnablement deux liaisons par semaine avec une machine. Si on raisonne maillage triangulaire de 200km, chaque semaine, on couvre 17000km2, soit le Sahara en 2 ans, avec une centaine de points. 

Si on prend un coût « technocratique » de 80€ du mètre. Une liaison de 200km « classique » reviendrait à 16 millions d’Euros et prendrait plusieurs mois. On devrait pouvoir faire pour 4 millions. Cela couvre pratiquement le coût d’une machine par liaison.

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L’un des avantages du maillage d’un territoire désert par fibre optique est qu’il n’est pas écoutable par satellite et que ses coûts de déploiement et d’exploitation sont beaucoup plus faibles.

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