La solution pour lutter contre le réchauffement climatique : Optimiser les espaces désertiques

La solution pour lutter contre le réchauffement climatique : Optimiser les espaces désertiques

20 avril 2020 Non Par Nancy
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A l’heure où les conséquences environnementales sont désastreuses, où les inégalités de richesses s’accentuent, et où la population s’accroît très rapidement (10 milliard d’humains en 2050). L’humanité a grandement besoin de trouver un équilibre économique, social et environnemental. 

En optimisant les espaces désertiques inexploités de manière durable sans nuire à la protection des ressources et à la préservation des espaces naturels, on contribuerait à lutter contre le réchauffement climatique. 

Mais, de quelle manière ?

En luttant contre la surpopulation

En  créant des espaces de vies éco-responsables dans les sources d’oasis, on désengorgerait les métropoles et mégalopoles,(responsable des émissions de gaz à effet de serre, de la pollution…). 

De ce fait, on redessine des nouveaux modes de vie plus sain en phase avec la préservation de la biosphère naturelle en répartissant de manière la plus égalitaire la population dans les espaces inoccupés. Ce qui amène à une diminution du changement climatique (si les espaces de vies désertiques que nous bâtissons sont en corrélation avec les valeurs du respect de la préservation de l’environnement et que l’humanité tends vers un effort collectif).

En développant des énergies durables

L’installation de trois millions d’éoliennes, ainsi que de panneaux solaires photovoltaïques sur 20 % de la surface du désert permettrait d’alimenter le monde entier en électricité, assure une nouvelle étude publiée dans la revue scientifique Science.

En modifiant les vents et l’albedo, la couverture végétale dans la région pourrait s’accroître de 20 %, estiment les chercheurs. « Les populations pourraient alors élever plus de bétail et sortir de la faim et la pauvreté »

Nécessité de nous associer à la Banque de Développement Africaine qui a lancé l’initiative Desert to Power dont le principe est d’utiliser le potentiel des vastes territoires désertiques aujourd’hui délaissés.

En palliant à l’insuffisance alimentaire

Une personne sur neuf dans le monde est sous-alimentée (soit 815 millions de personne dans le monde).  La nécessité d’un changement radical du système alimentaire et agricole mondial en optant par exemple pour l’agriculture biologique ou l’agro-écologie vise à privilégier le développement durable. 

L’agriculture productiviste actuelle à donner place à un recours massif aux intrants chimiques, une pollution aux nitrates, une surconsommation d’eau et des émissions de gaz à effet de serre* ce qui a conduit fatalement à une dégradation des écosystèmes. 

Aujourd’hui, nous pouvons palier à cette insuffisance alimentaire tout en générant des emplois et des revenus aux populations rurales en privilégiant l’agriculture durable. 

Le projet de rendre le désert habitable de façon éco-responsable et viable ne peut ignorer cette problématique majeure de l’éradication de la faim dans le monde. 

Dans cette logique, le principe est simple : développer les systèmes agricoles en utilisant une partie des espaces désertiques inoccupés.

En mettant en place un système de gestion durable des ressources en eau

La préservation des ressources de la planète, vous l’aurez compris est notre mot d’ordre.

L’eau est une ressource essentielle, en ce sens, nous devons converger vers un système de gestion durable des ressources en eau qui intègre les eaux superficielles, les eaux souterraines et les eaux non conventionnelles.

Les espaces désertiques tels que le Sahara bénéficient d’importantes ressources en eau enfouies et héritées de périodes anciennes. 

La plus grande réserve mondiale d’eau douce, s’étend sur une zone entre l’Algérie, la Tunisie et la Libye, c’est ce qu’on appelle le Sahara septentrional. D’après Farouk Ben Ammar, Ph.D de l’Université du Michigan. Elle révèle que les eaux de pluie et de ruissellement alimentent annuellement la nappe d’environ 1.4 milliard de litres.

D’ailleurs, les nappes d’eau du système aquifère du Sahara septentrional seraient bien renouvelables et pourraient contribuait à lutter contre la désertification, et aux besoins croissants d’une population qui devrait atteindre huit millions d’habitants d’ici 2030, d’après l’Observatoire du Sahara et du Sahel.

Il est nécessaire de pouvoir s’associer au programme national marocain d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation, qui  projette d’investir des milliards d’euros (plus de la moitié du budget de 115 milliards de dirhams pour la construction de nouveaux barrages).

En nouant des relations clés avec l’Observatoire du Sahara et du Sahel qui initie et facilite les partenariats autour des défis communs liés à la gestion partagée des ressources en eau, à la mise en oeuvre des accords internationaux sur la désertification, la biodiversité et le changement climatique. Ensemble nous contribuerons à un avenir meilleur.

Pour conclure, notre projet Rendre le désert habitable porte sur l’idée d’optimiser des espaces désertiques inexploités de façon éco durable et éco responsable pour palier aux problématiques majeures qui sévissent dans le monde actuel.

Par ailleurs, une classification des oasis sera bientôt disponible dont le but sera de pouvoir qualifier les oasis qui pourront bénéficier des projets de développement durable. 

Le projet ne saurait vivre sans la coopération de l’Union Africaine, des associations et des autorités gouvernementales.

Rendre le désert habitable, c’est rendre à la planète ce qui lui appartient.

Articles de référence :

>futura-sciences

>Afrique.latribune

>Nations Unies

> Leconomistemaghrebin