L’eau du Sahara, ressource rare : Comment la puiser ?

L’eau du Sahara, ressource rare : Comment la puiser ?

3 juillet 2020 Non Par Alain

Ressources hydriques dans le désert, une ressource inestimable bientôt épuisé ?  

1,1 milliard d’humains n’ont pas accès aujourd’hui à l’eau potable et 5,3 milliards, c’est-à-dire les deux tiers de la population mondiale, vivront en 2050 dans une région subissant un stress hydrique, d’après l’article Solidarité et Progrès. 

 

 

Le réchauffement climatique et la croissance démographique vont gravement accroître l’épuisement des réserves connues.  

 

 

D’après Alain Gachet, nous avons depuis  des siècles, nous avons principalement puisé dans les lacs et rivières, des eaux de surface d’accès facile (93 000 km2 ou 3 % du total), pour nous procurer des ressources hydriques, pourtant la plus grande ressource en eau douce se situe en-dessous de la surface terrestre, dans le sous-sol (10 530 000 km3 ou 97 % du total). Cette richesse représente donc 33 fois le volume de toute l’eau consommée jusqu’à maintenant.

Les eaux souterraines du Sahara seraient renouvelables  

Toutefois, il y’a des gigantesques réserves d’eaux souterraines du Sahara dont l’exploitation rationnelle transformerait le désert en terre cultivable 

En effet, selon l’article Futura Planet “Sahara : l’eau du désert moins fossile qu’on le croyait” les nappes d’eau du système aquifère du Sahara septentrional sont bien renouvelables 

 

 

Comme le révèle une étude publiée dans Geophysical Research Letters. Les eaux de pluies et de ruissellement apportent en moyenne au système 1,4 km3 par an, soit environ 2 mm par an sur la surface d’alimentation des nappes.  

 

 

Sur la période de 2003 à 2010, la recharge annuelle a même atteint 4,4 km3 certaines années, soit 6,5 mm par an. 

 

Mis en orbite depuis 2002, GRACE (Gravity Recovery and Climate Experiment) mesure les variations du champ de pesanteur terrestre, ce qui permet de déduire les variations de masse d’eau contenue dans les enveloppes superficielles. 

 

 

Ces données ont permis aux chercheurs d’estimer l’évolution du volume d’eau stockée et d’en déduire la recharge des aquifères, une fois pris en compte les prélèvements effectués dans les nappes. 

 

 

Alors, “Rendre le désert habitable” s’interroge sur la façon dont pourrait se faire le prélèvement des nappes d’eau du système aquifère du Sahara septentrional de manière écologique ? 

 

 Il est nécessaire de veiller à bien tout mettre en œuvre pour mieux trouver, gérer et préserver ces ressources essentielles et fragiles

Notre modèle de prélèvement d’eau  

Voici un schéma de modèle de nappes phréatiques avec nos commentaires ci-dessous.  

Schéma nappes phréatiques

Ce modèle ne porte que sur le cycle de l’eau et de l’énergie, sans qu’il ne soit un système définit comme la zone de protection hydrique, c’est à dire la surface de désert dans laquelle il n’y a que l’oasis étudiée.

  1. 1. L’eau tombe sous forme de précipitation orageuse sur la zone de protection hydrique. Elle arrive au bout d’un temps plus ou moins long dans la nappe phréatique. Elle y est pompée par une pompe alimentée en électricité par une éolienne, des panneaux solaires et éventuellement un groupe électrogène. Elle est ensuite traitée pour enlever le sel (si nécessaire) ceci consomme aussi de l’énergie. L’eau douce est utilisée pour alimenter les hommes (toilette et alimentation) et les animaux.  

  2.  

2. Hommes et animaux produisent des matières fécales sous forme d’eaux vannes qui servent à alimenter les cultures, car les nitrates sont des engrais. On doit aussi arroser les cultures avec de l’eau. Après irrigation des cultures une partie de l’eau retombe dans la nappe phréatique, ce qui la filtre à nouveau.  

3. Le reste est absorbé par les plantes qui le rejettent dans l’atmosphère sous forme de vapeur d’eau qui se condense la nuit en nuages. La vapeur d’eau et les nuages peuvent en partie retomber dans la zone de protection hydrique outre emportée par le vent hors de cette zone, auquel cas, elle est perdue pour le système.

Il faudra réfléchir à deux autres modèles : 

 

 

– Un modèle économique avec côté recettes la vente des productions agricoles, les subventions et comme charges les salaires des occupants, les achats externes, les amortissements des équipements. Le modèle sera considérablement renforcé si on lui ajoute d’autres recettes comme le tourisme ou des extractions minières. Historiquement les oasis n’ont jamais vécu uniquement des productions agricoles car elles étaient des étapes sur les routes de caravanes ; C’était la forme ancienne des recettes de tourisme. 

 

– Un modèle sociologique qui traite des flux de population entrant et sortant de l’oasis (immigration, émigration, naissances et décès).  

 

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