Simulons l’oasis du XXIème siècle

Simulons l’oasis du XXIème siècle

4 avril 2020 Non Par Alain
Désert inoccupé terre

Si on regarde depuis l’Espace, la Terre, la nuit, on peut constater que près de la moitié des terres émergées sont désertes. L’essentiel de la population vit au bord de la mer, le long des fleuves ou, le long de voies ferrées et de routes construites récemment par l’homme. Le réchauffement climatique va faire monter le niveau des eaux et repousser les populations vers le centre des continents et ses terres arides, trop chaudes ou trop froides. On peut certes partir à la conquête d’autres planètes, mais avant d’y arriver, rendre le désert habitable paraît un objectif moins ambitieux.

On se focalise ici sur la bande arabo sahélienne. Il y a quelques oasis, probablement habitées à l’origine par des tribus rejetées de terres plus fertiles ou de contrées plus giboyeuses par la loi du plus fort. Elles y ont développé une civilisation reposant d’abord sur le dromadaire, l’élevage, l’esclavage et la collecte de l’eau par des foggaras au Sahara ou des gânats en Iran. Ces oasis étaient des escales sur les routes sahariennes. La civilisation industrielle a apporté la colonisation, le camion, et la pompe. Les 200 esclaves par personne que, selon Jean-Marc Jancovici, le pétrole a mis à la disposition de chacun d’entre nous ont rendu l’esclavage désuet. Le camion qui a une beaucoup plus grande autonomie que le chameau a rendu inutile certaines oasis et a, en outre, permis à la jeunesse de s’échapper de ces lieux de confinement pour aller s’installer dans les grandes villes. Ce qui était rendu possible par le développement des doctrines égalitaires. La pompe a souvent prélevé trop d’eau dans la nappe phréatique, abaissant son niveau et conduisant à l’assèchement de plusieurs oasis et à l’avancée du désert.

La technologie continue de progresser. Il est donc intéressant de savoir si les dernières découvertes ne peuvent pas permettre de rendre le désert habitable de façon durable.

On sait aujourd’hui mesurer par satellite le niveau de la nappe phréatique fossile. La mission satellitaire GRACE  (GRavity And Climate Experiment) codirigée par la NASA et le centre aérospatial allemand a mesuré que la nappe se remplissait de 2mm/an , mais que l’on en prélevait 4. Pourtant 2mm d’eau sur 1000km2 sont équivalents à 2m d’eau sur une oasis d’un km2, soit 100 hectares. 

Avec des éoliennes, on peut produire de l’énergie et ralentir le vent, donc l’assèchement des cultures. Avec cette énergie, plus celle de panneaux solaires, on peut traiter l’eau et climatiser les locaux. L’irrigation ne se fait plus par des tourniquets, mais peut se faire au goutte à goutte avec un contrôle précis de la consommation. Il n’est pas sûr que la chèvre et le mouton, soient la meilleure façon de produire de l’engrais et conserver la viande. Les grappes de satellites en orbite basse peuvent permettre de disposer de télécommunications à large bande.

Le coronavirus nous a obligé à utiliser massivement la télématique pour continuer à travailler et à apprendre. Les cours de télé enseignement peuvent permettre de maintenir à domicile la jeunesse. Même les moyens de transport ont fait des progrès. Dans certains cas la construction d’une route, pour y faire passer un camion tous les deux jours, est sans doute inutile.

Nous savons faire vivre six astronautes dans la station internationale dont les conditions sont beaucoup plus contraignantes que celle d’une oasis. Ceci est une question de prix. Si la production agricole d’une oasis ne suffit pas à la faire vivre, compte-tenu de tout ce qu’il faudra importer comme technologie, alors il faudra subventionner cette agriculture, ce que l’on fait dans tous les pays. Beaucoup de pays désertiques ont des revenus pétroliers qui pourraient être utilisés pour cela. Les mécanismes sont connus et appliqués dans tous les pays industrialisés.

La première chose à faire est de monter un modèle de simulation, qui utilisant les langages de modélisation pour incorporer les données scientifiques disponibles, permette d’éviter les erreurs et d’aboutir à des investissements inappropriés, à des villes fantômes et à des drames humains inutiles

Nous recherchons toutes les bonnes volontés qui veulent s’associer à ce projet. Mes enfants jouaient avec un jeu vidéo qui s’appelait SimCity. L’idée est de faire SimOasis en s’intéressant moins au graphisme et plus au caractère scientifique,  économique et écologique du sujet.


#Projetrendredéserthabitable #Rendreledéserthabitable #Développementhabitableécologiquedésert #Construiredesvillesdanslesoasisdésertiques 

#Désertvilledurable #écocité #SimOasis #SimCity #modèlesimulationoasis #énergiesrenouvelables #energiesrenouvelables #