Vivre dans le désert en 2035

Vivre dans le désert en 2035

28 août 2020 Non Par Alain

Avec le réchauffement climatique, qui favorise la montée des eaux et les tempêtes sur les côtes, il a fallu trouver des solutions pour héberger les habitants chassés des rivages. 

En 2020, 40% des terres émergées étaient inhabitées parce que considérées comme manquant d’eau. 

En fait l’eau ne disparaît pas de la Terre, elle se pollue. 

Si on se contente du cycle naturel de l’eau : évaporation de la mer par le soleil, pluies toujours aux mêmes endroits, ruissellement, imprégnation et filtrage par le sol, captage, utilisation par l’homme et les animaux, rejet dans les rivières, ou absorption par les plantes, évapo-transpiration, pluies, etc… on a bien un traitement de l’eau en partie par distillation, en partie par filtrage par le sol. 

Mais ce traitement est trop lent  pour l’utilisation qu’en fait l’homme, notamment dans le désert. Des technologies de traitement de l’eau ont été mises au point pour les grandes métropoles ou pour des cas extrêmes comme la station spatiale internationale ; elles consomment de l’énergie. Or le réchauffement climatique apporte de l’énergie. 

Celle-ci peut être captée sous forme de rayonnement solaire, ou en exploitant justement le vent des tempêtes avec des éoliennes. Il est donc tout à fait possible de vivre dans le désert avec peu d’eau que l’on recycle plus vite. Comme il fallait bien loger ces populations, on a été les installer dans des oasis. Évidemment, ceci ne s’est pas fait sans technologie. Il a fallu apporter du matériel, dans des endroits où il n’y avait pas de routes. Mais des lignes de transport utilisant de l’hydrogène ont pu être déployées. Comme ce gaz est un peu sensible à la foudre, ces lignes ont été réservées au fret.

D’ailleurs à la suite de l’épidémie de coronavirus de 2020 et de celles qui ont suivi, le mouvement brownien des êtres humains s’est calmé. On peut dire que la température des populations humaines a baissé. 

Dans les années 80, un Américain prenait le Concorde pour aller déjeuner à Paris, en 2010 des paquebots de croisières surdimensionnés menaçaient la survie de Venise. Des contrôles sanitaires aux frontières avec des périodes de quarantaine ont considérablement ralenti les déplacements humains et les moyens de télécommunication rendus possibles par le déploiement mondial de la fibre optique font que chacun limite ses voyages à ce qui est utile. 

Tous les monuments, les sites touristiques et les musées sont visitables en réalité virtuelle à trois dimensions. Même les relations sexuelles à distance qui avaient pourtant fait scandale lors des élections municipales à Paris en 2020 ne choquent plus personne. Suivant l’exemple japonais, l’hygiène s’est renforcée, le port du masque est un signe de courtoisie. Finalement, le monde  qu’Azimov avait imaginé en 1950  dans le cycle des Robots, arrive. 

Ceci confirme aussi une analyse plus scientifique, faite par Jean Voge qui prévoyait que conformément aux lois de la thermodynamique, le développement de l’information conduirait à la création de cellules de convection, c’est-à-dire de communautés fermées sur elles-mêmes. Ce phénomène avait été constaté sur Facebook et d’autres réseaux sociaux.

Ce développement n’a pas été un long fleuve tranquille, beaucoup de pays qui avaient de grands espaces désertiques,  possédaient des ressources pétrolières ou minières importantes qu’ils auraient pu investir pour équiper les oasis et accueillir de nouveaux habitants, mais ils ont préféré les dépenser dans des projets plus visibles comme de grands hôtels de luxe. Malheureusement, la pandémie a simultanément fait chuter le cours des matières premières et le tourisme ruinant rapidement ces systèmes élitistes.

Sous la pression internationale, ils ont été obligés de vendre des milliers de kilomètres carrés de leur territoire à des réfugiés climatiques. Ceux-ci se sont installés dans des espaces arides et ont commencé à développer une agriculture vivrière, économe en eau, dont les israéliens avaient été les pionniers. Branchés sur le réseau mondial d’information par satellite au début, ils sont rapidement passés aux fibres optiques déployées par dirigeable sur le sable du désert, comme on t été posés les câbles sous-marins. Cette population d’immigrés bien formée s’est branchée sur le Cloud. Ils ont ouvert des services en ligne et commencé à se rendre incontournables dans les mondes virtuels.

Natac par Voliris

En parallèle la fabrication d’objet a migré vers les techniques d’impression 3D. qui nécessitent la modélisation des différentes pièces. Ce sont eux qui envoient les fichiers aux imprimantes. Ils ont commencé à produire également des webinars.

Une activité commerciale intellectuelle s’est donc développée dans ces oasis artificielles , les palmiers ont poussé, la vie y est devenue agréable  et de nouvelles Californie sont nées dans le Sahara. 

Écrit par Alain Bernard 

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