Transformer l’air désertique en eau

Transformer l’air désertique en eau

La promesse faite par une équipe de chercheurs avait été publiée dans une étude théorique en 2017 dans Sciences, l’objectif était de transformer l’air désertique en eau grâce à une machine utilisant des sources d’énergies naturelles telles que la chaleur du soleil, pour extraire la vapeur d’eau de l’air ambiant. 

Les méthodes actuelles d’extraction de l’eau dans l’air nécessite 100% d’humidité lorsqu’il s’agit des méthodes de collecte du brouillard, et plus de 50% pour les systèmes de réfrigération à récupération de rosée. Donc, cette technique prouve qu’on peut garantir des ressources en eau de qualité, même dans les régions les plus arides du monde.

Grâce à des matériaux hybrides appelés “MOFs” qui sont en réalité des “structures de métal organique”, permettent d’obtenir une surface très importante et un volume très poreux. 

Ensuite, quand vient le jour (avec une humidité bien plus faible), le MOF est enfermé dans une boîte transparente qui chauffe au soleil. L’eau contenue dans le matériau hybride va ainsi à nouveau s’évaporer, mais restera bloquée dans la boîte. Cette vapeur va ensuite être transformée en liquide avec un classique condenseur.

La machine était alimenté uniquement par la lumière du soleil pour les besoins de test, s’il était augmenté, sa production serait équivalente à plus d’un quart de litre d’eau par jour et par kilogramme de MOF, selon les chercheurs.
Avec un choix de matériau optimal, le rendement peut atteindre trois fois celui de la version actuelle, explique Kim. Contrairement à toutes les méthodes existantes pour extraire l’eau de l’air à très faible humidité, “avec cette approche, vous pouvez réellement le faire, même dans ces conditions extrêmes“, dit Wang.
Ce système est bien mieux que celle de la récolte de la rosée car ce système fonctionne d’une part, dans des endroits à faibles humidités inférieures mais avec de grandes quantités de lumière solaire et d’autres part, il n y a nul besoin de pièces mobiles, il peut être utilisé de manière totalement passive. Contrairement à celles de la récolte de la rosée, qui elle, nécessite des pompes et des compresseurs qui peuvent s’user.

Les chercheurs travaillent actuellement pour produire des litres d’eau grâce à ces petites boîtes et pourraient garantir un jour au monde entier une source infinie d’eau potable.

L’équipe comprenait également un étudiant diplômé Eugene Kapustin de l’Université de Californie à Berkeley; l’étudiant diplômé Lin Zhao et le postdoctorant Sungwoo Yang au MIT; et le professeur de chimie Omar Yaghi à Berkeley et à King Abdulaziz City for Science and Technology, en Arabie Saoudite.

Enfin, cette technique révolutionnaire solutionnerait en majeure partie les problèmes liés à la désertification et rendrait viable l’initiative “rendre le désert habitable” en aménageant ses zones désertiques et en garantissant les ressources primaires qui sont essentiellement l’eau.